Plan d'exposition au bruit : un vrai scandale PDF Imprimer
Jeudi, 17 Octobre 2013 10:46

Ci-joint ma contribution à l'enquête publique du PEB/Bron

Monsieur le commissaire enquêteur,

Nous attendions tous cette enquête publique depuis de nombreuses années (fin 2010), puisqu’en effet, le PEB précédent était obsolète et ne tenait pas compte de l’évolution de l’aérodrome ces vingt dernières années.

Je tiens en préambule à rappeler que la ville de Vaulx-en-Velin s’est développée (Mas du Taureau en particulier) parce que l’aéroport de Satolas/Saint-Exupery s’est créé. Les mairies s’étaient mobilisées à l’époque, considérant qu’il était incompatible de développer une ville sous un couloir aérien. Je vous joins à titre de clin d’œil le Bulletin Municipal de la ville de Vaulx-en-Velin de 1966 y faisant référence.

Aujourd’hui, il semble que les élus n’aient plus à cœur le bien-être de leurs concitoyens, mais regardent plus les enjeux électoraux, voire les négociations avec M Gérard COLLOMB. En effet, comment développer un quartier complet (Carré de Soie) avec plus de 3000 nouveaux habitants qui résideront sous un couloir aérien, et donc près de 35 000 concernés par la nouvelle zone de bruit, phénomène d’autant plus marquant que les constructions ont commencé, sans critère d’isolation phonique, et que  la mairie concernée le savait. Comment le Grand-Lyon a volontairement fait abstraction de l’aéroport de Bron sans le SCOT ? Aucune mention n’y est faite, alors qu’un paragraphe entier est fait sur l’aérodrome de Corbas et les zones de protection associées. Pourtant, je l’avais signalé dans le cahier d’enquête publique, et ma remarque n’avait pas été traitée.

Comment les élus vaudais, qui ont voté en conseil municipal de Mars 2011 un avis favorable aux quatre zones de bruit, mais défavorable à l’augmentation de trafic des petits avions de tourisme, peuvent aujourd’hui donner un avis défavorable alors que leur délai de réponse était pour Mars 2011 ! Pourquoi tant de permis ont été signés cet été ? Par contre, nous sommes à six mois des élections !

L’aéroport existe depuis de nombreuses années, bien avant le développement de la ville et les anciens le savent bien et vivent avec. Ils n’ont par contre pas demandé des nuisances liées aux gros porteurs, avions d’affaire ou encore charters, compagnies low-cost, pas plus qu’un survol moyen de un avion toutes les cinq minutes.

Le grand-Lyon et la municipalité ont décidé d’urbaniser, soit ! Alors il est incompatible d’augmenter le trafic actuel. Cette situation est d’autant plus cautionnée par le préfet qui aurait dû lancer cette enquête publique en Mars 2011 ! Il a laissé M COLLOMB et M GENIN signer les permis de construire en connaissance de cause.

En conclusion, il faut limiter le trafic de Bron, devenu incompatible avec la densification mise en place des constructions sur le couloir aérien, et obliger les responsables à financer les isolations phoniques des nouveaux bâtiments construits ces trois dernières années.