Réponse à Mediavaulx PDF Imprimer
Jeudi, 17 Octobre 2013 10:08

Un petit article de Mediavaulx me fait sortir de ma torpeur tranquille cette semaine. Je n'ai finalement pas été épargnée. Il faut avouer que c’est un honneur de m’accorder une importance que je n’ai pas en me faisant figurer dans leur rubrique des non  élus du lundi. Il est vrai que j’ai sollicité le suffrage des Vaudais et que si leur vote m’avait été favorable, je siégerais au conseil (3ème de liste de Djamila Bouguerra en 2008).  Malheureusement ils en ont décidé autrement mais ce n’est pas pour autant que ma préoccupation pour la ville de Vaulx-en-Velin  et ses habitants s’est éteinte. Mais puisque Mediavaulx a eu la délicatesse de m’égratigner,  je souhaiterais apporter quelques précisions.

Simplement que la politique vécu à l’intérieur est une expérience. Une expérience humaine avec toutes les facettes qui en découlent. Celle de l’engagement pour des idées, les rencontres avec des femmes et des  hommes de valeur. Mais cela permet aussi de découvrir des aspects moins reluisants. Ceux des  luttes de clans,  des luttes de pouvoir au détriment parfois de l’idéal qui est porté. Nous en avons eu un exemple ces dernières semaines au sein de notre municipalité ou les différents groupes ont voulu mesurer leur rapport de force pour se partager le gâteau. Pour certain cela devient une addiction, le parti avant tout. Pour d’autre, dont je suis, ce n’est pas une fin en soit, mais une étape de la vie qui permet de comprendre une logique, celle des clivages, des étiquettes que l’on colle au delà des compétences.

Le conseil municipal est le parfait reflet de cette logique de partis : à droite, on s'oppose quoi qu'il arrive, parce qu'on est dans l'opposition et que c’est son prétendu rôle. A  gauche, on fait des beaux discours pour dire que la décision prise est contraire au bons sens, mais on vote pour, parce qu'on est supposé partager les mêmes valeurs. Mais alors, ou se situe l’intérêt des Vaudais ? Finalement pas dans la logique des partis.  Cette logique a aussi d’autres conséquences. Celles de se retrouver inféodés. A gauche on se plie aux exigences de Gérard Collomb, à droite à celles de Michel Havard ou Philippe Cochet qui sont autant de grands gourous qui vous promettent la lune à condition qu’elle brille pour eux. C’est le cas pour Hélène Geoffroy qui ne prendra jamais position contre Gérard Collomb comme dernièrement pour le plan d’exposition au bruit dont elle c’est bien gardé de signer la pétition. C’est aussi le cas pour Bernard Genin car lorsqu’on part à la pêche à la subvention pour faire vivre une ville endettée jusqu’ au cou,  n’est pas l’appât qui croit. Constat identique pour Philippe Moine qui est salarié de la municipalité de Caluire dont Monsieur Cochet est député-maire.

Quand à ce qui me concerne, au jeu des partis, aux querelles internes, aux dirigeants versatiles ont succédés la proximité avec les habitants, et leurs problèmes quotidiens. (Signature de la pétition contre le bruit .A titre indicatif, le commissaire enquêteur a donné quelques semaines de plus pour en ramener encore. Pensez à signer : ICI).  Le projet PLU me tient aussi à cœur, et je rencontre les habitants pour leur demander comment ils voient leur quartier pour le futur. Pour rappel, une grande concertation a été lancée par le Grand Lyon et qui se termine à la fin de l’année. J’essaie par mes petits moyens de faire parler les Vaudais, transcrire leur parole, et faire une belle synthèse à proposer au grand Lyon d'ici la fin de l'année !

Et les élections municipales  dans tout cela.  Il y a déjà différentes listes qui sont proposées au Vaudais. Celle de Mme Geoffroy, qui, au passage, clame partout qu’elle a rencontré tous les partis sur la ville. Elle a juste oublié, acte volontaire qui montre bien vers qui iront ses alliance, le MoDem,  n’en déplaise à ses militants, qui croient dur comme fer qu’elle ne se ralliera pas à B GENIN. Il y a donc la liste communiste, menée par Bernard Genin.  Mais je me suis suffisamment élevée contre ce dernier y compris par des recours pour défendre une mixité sociale qu’on nous refuse pour simplement lui conseiller de retourner téter le cochonnet. Il y a également celle de Philippe Moine, dont la logique, les messages facebook me hérissent le poil chaque jour un peu plus.  Enfin, et tout récemment, un projet porté par un collectif d’habitants, dont fait parti mon mari, qui est une alternative crédible. A la logique des partis ou les places sont attribuées en fonctions des rapports de force ce substitue celles des compétences faites d’expériences professionnelles mises au  service des Vaudais.

J’avoue que je n’ai pas encore rejoint la liste, même si je leur apporte aujourd’hui tout mon soutien, et leur ai laissé le site www.vaulx2014.fr. En premier lieu parce qu’on ne quitte pas une famille comme cela, alors que j’ai cru aux valeurs du MoDem, et même été une de ses conseillères nationales (j’ai encore cette fonction en théorie), et de plus  je m’y suis fait des amis. D’autre part, j’ai besoin de savoir comment cette liste peut positionner des candidats à la future  métropole sans y perdre l’essence même de son engagement :la proximité avec les Vaudais. Pour conclure, je ne souhaite pas lui porter préjudice avec une étiquette qui, même quand vous l’abandonnez, même si elle ne veut plus rien dire, vous colle souvent à la peau et vous confère une orientation même si elle pas lieu d'être.