Conseil municipal du mercredi 10 octobre. PDF Imprimer
Dimanche, 14 Octobre 2012 00:00

De nombreux sujets étaient à l'ordre du jour de la réunion du conseil municipal de ce mercredi 10 octobre.

Sujet important parmi tous: la poursuite du Grand Projet de Ville dans le centre de Vaulx-en-Velin. Le projet intellectuellement intéressant fait toutefois l'impasse sur de nombreux aspects :
* Quid de la mixité sociale quand on prévoit 50% de logements sociaux dans un projet nouveau pour une ville qui en compte déjà 60%?
* Quid de l'environnement et de l'écologie quand on prévoit "trois placettes" pour 200 nouveaux habitants alors que le maire annonce son projet de densification pour respecter l'environnement? N'est-ce pas l'occasion d'avoir une vraie politique d'amélioration des espaces publics par la création d'espaces verts nombreux et de qualité?
* Quid du stationnement quand on a actuellement 350 places libres, extérieures et gratuites (mairie + Pré de l'Herpe) qui seront remplacées par un parking provisoire (où et combien de places dans une zone qui sera toute reconstruite?), par une augmentation de la zone bleue (cela n'a jamais crée une seule place), par quelques places dans un parking à 400 m, et par 42 places dans un parking sous-sol? Un vrai problème posé il y a 3 ans et toujours sans réponse...
* Quid de la venue de commerces nouveaux quand on a déjà de très nombreux espaces de commerces vides dans la zone précédente construite à 50 m il y a plus de 10 ans? Sans parler de faire venir des grandes chaines d'habillement, de décoration, de restauration ou d'alimentation.... mais sur ce sujet la ville a d'ores et déjà abdiqué en même temps qu'elle s’empêtrait dans son dogme du tout logement social.
Un dossier à revoir complètement car dogmatique et portant une vision de la ville que les vaudais refusent et qu'on cherche à leur imposer : le tout béton sans espoir de sortie du fossé pour la ville.

Autre moment majeur: l'avenir du Monde Réel. Dans la difficulté depuis quelques années, cet ex-centre social qui a perdu son agrément il y a 6 mois, va recevoir une nouvelle subvention exceptionnelle de 32.000 pour boucler ses fins de mois. Une convention de remise sur le bon chemin se fait attendre depuis des mois. La ville laisse les choses dériver une fois de plus. Clientélisme électoral quand tu nous tiens! Ce sujet a aussi été l'occasion pour évoquer la rénovation du Mas du Taureau. Il est vrai que plutôt que d'investir 28 millions d'euros a un endroit vide où il serait possible de créer un espace vert de respiration pour notre ville ultra bétonnée, nos élus pourraient choisir de rénover le quartier du Mas! Mais il semble que là aussi la logique soit ailleurs. Le maire promet une fois de plus le tramway au Mas, des commerces, des services, une réhabilitation du quartier, mais quand? Pas de date. Rien. Même la fameuse étude sur l'arrivée du tramway promise en 2009 pour 2010, n'est toujours pas faite...

Le coût du portage des repas a été l'occasion d'une bagarre entre les différents groupes constitués: d'un côté la majorité communiste qui considère que les personnes touchant moins de 778 euros peuvent mettre plus de 20 % de leurs ressources pour avoir un repas par jour (sic?) et de l'autre le reste du monde qui pense qu'il faut être sérieux et faire des efforts vers nos anciens plutôt que vers le Nicaragua (la totalité de la subvention aux 20000 repas annuels des personnes âgées est inférieure à la subvention donnée par ce conseil au Nicaragua!).

Le conseil municipal s'est achevé par le lancement de la bagarre pour les municipales prochaines à l'occasion de deux vœux portés par le groupe communiste (l'un pour le marché de l'eau au Grand Lyon et l'autre pour demander un référendum sur l'Europe). Certes les élus de la majorité n'ont pas compris qu'ils étaient des élus locaux chargés de régler les problèmes locaux et non chargés de faire de la politique européenne ou internationale (mais ça nous l'avons déjà dit!). Certes certains n'ont pas compris qu'ils sont aussi élus au Grand Lyon et en plus décisionnaires de ce marché de l'eau pourtant leurs 1064 euros mensuels devraient leur rappeler au moins ça! Mais ce que tout le nombre retiendra c'est que la lune de miel vaudaise entre le PS et l'extrême gauche file du mauvais coton. Certes le "nous sommes de gauche donc nous vous soutenons" a encore été de mise pour plusieurs projets même après que ces projets aient été démolis. Mais on sent que le "Oui" socialiste de défiance va pas tarder à être remplacé par un "Non" hollandais de soutien.

Pour finir il reste à regretter l'absentéisme au conseil. Une grosse vingtaine de présents pour 39 élus. Certains conseillers municipaux que personne ne connait. D'autres et pas des moindres qu'on ne voit plus qu'épisodiquement. Si être élu ne les intéressent pas, qu'ils s'en aillent!

 
Loi SRU : pourquoi ne pas proposer AUSSI des maximums sociaux? PDF Imprimer
Samedi, 13 Octobre 2012 13:31

En Mars 2012,j'ai déposé, en compagnie de Yves LACAZEDIEU, une requête auprès du Tribunal Administratif, demandant l’annulation du projet de logements sociaux « La Draisienne » destiné à être construit sur le quartier du Mas du Taureau.Nous dénoncions techniquement un projet qui ne respectait pas le PLU.
Nous dénoncions surtout la politique de la ville de Vaulx-en-Velin, qui, avec 56% de logements sociaux sur l’ensemble du territoire, et en particulier 99% de logements sur ce quartier, créait une surenchère de trois nouveaux bâtiments de logements sociaux. Ce projet ne respectait pas la mixité sociale, et ne faisait qu’aggraver la situation sociale et précaire de la ville (chômage record, délinquance en hausse, faible niveau des collèges, etc…).

Notre recours a été rejeté par le tribunal administratif, laissant faire 3 bâtiments de logements sociaux sur un quartier en grande difficulté. Le Tribunal n’a pas non plus reconnu notre intérêt à agir en tant qu’administrés, ni comme acteur politique, alors même que ce projet bénéficie de subventions publiques. Enfin le Tribunal n’a pas reconnu leur intérêt à agir pour le compte d’autrui et en particulier les voisins directs pourtant eux-mêmes locataires de logements sociaux et qui bien évidemment n’oseraient engager un recours contre ALLIADE leur propre logeur !

La demande a donc été rejetée, mais il en est allé de même des indemnités demandées à la fois par la mairie de Vaulx (1500€) et ALLIADE (20 000€), ce qui démontre que le Juge n’a pas jugé la requête comme dilatoire, alors même qu’en droit le risque d’irrecevabilité était connu.

Pour autant, je ne baisse pas les bras. Le 05 septembre, en conseil des ministres, sera étudié un projet de modification de la loi SRU. J'ai donc écrit à l'ensemble des chefs de groupe des députés, au premier ministre, au ministre de l'intérieur et ministre du logement, ainsi qu'à notre député.

Ci joint les termes du courrier qui a été transmis :

Objet : Projet de loi relative à la solidarité et renouvellement urbain dit « SRU »
Madame la député,
Le conseil des ministres va examiner mercredi prochain un projet de modification de la loi SRU, dont un des objectifs est de permettre de construire plus de logements (sociaux en particulier). Un des deux axes majeurs de modifications proposés est d’augmenter le taux minimum de logements sociaux par commune (passant ainsi de 20% à 25%) et imposer des pénalités plus lourdes pour les mairies n’ayant pas ce seuil minimum.
J’adhère pleinement à ces propositions, car le manque de logements, et plus particulièrement de logements sociaux, est un vrai problème de société qu’il faut combattre. Toutefois, je souhaite attirer votre attention sur les villes qui, du fait de leur histoire, du fait de la conjoncture, ont une majorité de logements aidés, ce qui est le cas de quatre des cinq villes de votre circonscription, et de Vaulx-en-Velin en particulier. Le cas de notre ville est assez parlant : 56% de logements sociaux, des premières « reconstructions » au Mas-du-Taureau réalisée sur une base de 100% de logements sociaux (projet Draisienne), des écoles en difficulté, malgré les moyens supplémentaires donnés via les zones d’éducation prioritaire, un taux de chômage record, et une délinquance qui augmente chaque jour,
amenant notre ville à être bientôt classée zone prioritaire de sécurité.
L’égalité des chances ne peut pas être appliquée quand une ville ne propose plus de mixité sociale. Elle crée un déséquilibre dans l’autre sens, entrainant les habitants dans un cercle d’injustice, d’échec scolaire, de délinquance. En termes de logements, cette réalité est d’autant plus injuste qu’il y a en plus un grand déséquilibre sur les taux de logements PLAI et PSL+. Pis encore, elle coûte plus cher à l’état par les mesures compensatoires mises en place, alors qu’il suffirait de rétablir un équilibre social.
Pour cette raison, je vous propose de soutenir un projet qui permettrait de rééquilibrer notre Ville en matière de logements sociaux : adjoindre un taux maximum de logements sociaux au taux minimum. Ce taux pourrait être de 45 % et permettrait de lutter contre l’injustice, le déséquilibre, la ghettoïsation de nos villes. Ce projet pourrait prendre la forme d’une loi ou d’un amendement à la future loi SRU modifiée que vous pourriez soutenir en tant que députée de notre Ville.


Je reste à votre disposition pour de plus amples renseignements.Je vous prie d’agréer, Madame la Députée, l’expression de ma considération distinguée.
Christine BERTIN,

La réponse viendra du cabinet du premier ministre, dont je vous fais part :

Madame, Votre courrier électronique concernant le projet de loi relatif à la mobilisation du foncier public en faveur du logement et au renforcement des obligations de production de logement social est bien parvenu au Cabinet du Premier ministre. Il a été pris connaissance avec attention de votre proposition de plafonnement du taux de logements sociaux au sein de chaque ville et des arguments qui la motivent. Ce projet de loi poursuit comme objectif le développement d'une offre de logements correspondant aux besoins et au pouvoir d'achat de chacun, dans un contexte de carence globale de logements sociaux dans de nombreuses communes. Un taux minimal est instauré afin d'augmenter cette offre et de développer la mixité sociale. Cependant, une fois les obligations légales respectées, il appartient librement à chaque commune de déterminer sa politique de construction et ses objectifs de mixité sociale. Tels sont les éléments de réponse que je souhaitais porter à votre connaissance. Toutefois, afin qu'elle puisse prendre connaissance de votre opinion, j'ai transmis votre correspondance à Madame Cécile DUFLOT, Ministre de l'égalité des territoires et du logement, qui porte ce projet de loi. Je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes respectueux hommages. Pour le Premier ministre Jean-Pierre GUÉRIN Chef de Cabinet

 
Et l'éducation dans les zones sensibles? PDF Imprimer
Lundi, 14 Mai 2012 20:40

Le Progrès a sorti le palmarès des collèges du Rhône 2011 et deux de nos collèges sont à l'honneur : Barbusse, 29ème du classement (sur 111 collèges, soit dans le premier quart), avec une moyenne de 89,6% de réussite au brevet, et Pierre Valdo, 51ème avec 84,4% de réussite au collège.
Pour rappel, l'année dernière, ils étaient 77ème et 82ème, plutôt dans le dernier quart du tableau, avec les deux autres collèges de la ville, que sont Duclos et Noirettes.
Un grand bravo aux directeurs des collèges et aux enseignants que j'avais rencontré lors des cantonales l'année dernière.
Je me pose toutefois quelques questions et m'inquiète tout autant pour l'avenir.
J'avais en effet dénoncé un fort taux de scolarisation à l’extérieur de la ville (plus de 30%), lié à toute une série de raisons dont la sécurité, l'incivilité, le niveau des collèges, la population (une forte proportion ne maîtrise en effet pas la langue, et encore moins l'écrit à l'entrée en 6ème).
Barbusse et Valdo ont réussi à prouver qu'ils avaient le niveau, mais comment et pour combien de temps?

Conjectures, peut-être, mais je  m'interroge quand même : quand on crée une classe musicale pour l'un, une option Europe, pour l'autre, afin d'attirer les bons, et tirer tout le collège vers le haut (ce qui a toujours existé et de tout temps, avec les classes option rares), et que l'éducation nationale fait tout pour casser ce phénomène "inégalitaire", en promettant d'éclater la classe musicale l'année prochaine, Elle l'a déjà fait pour Valdo avec sa classe Europe, devenue une option pour plusieurs classes. Je me demande donc si l'éducation nationale, qui veut à tout prix faire de l'égalitaire, ne fait pas au contraire de l'inégalitaire !
D'autres aberrations existent tout autant entre le passage du collège au lycée. Il faut un "quota" d'enfants allant au Lycée. Alors que certains enfants voudraient et souhaitent s'orienter vers des filières d'apprentissage, ou encore lycée professionnel, on les envoie en lycée général où ils finissent par échouer. sauf qu'ils ne sont plus alors prioritaires pour les filières d'apprentissage. 
AU final, c'est 50% des élèves de plus de 18 ans qui ne sont plus scolarisés.

C'est tout le système qu'il faut rénover, et pas seulement une réduction ou une augmentation d'enseignants. La question n'est en effet forcement que là.
En quatre points : 
1) il faut que les enfants sachent lire et écrire à la fin du CP! Soit on met plus d'enseignants dans les zones sensibles, soit on augmente les moyens d'associations comme "coup de pouce"
2) il faut penser l'école hors les murs (certains élèves, même dès l'école primaire, perturbent toute une classe, sans aucune possibilité de sortie)
3) revoir tout le système d'orientation, et non pas le faire en quota, mais en bonne intelligence, avec des gens compétents pour cela !
4) accepter des classes plus fortes, qui attirent les bons élèves, et qui vont tirer les autres classes vers le haut

Voilà ce qu'il faut défendre au parlement !
Localement, je soutiendrais les parents d'élèves pour mettre la pression à l'éducation nationale pour maintenir ces classes spécifiques, et il faut croire que ces derniers ont raison, car les résultats sont bons.

Quant aux 30% des enfants scolarisés hors de Vaulx...

 
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